mardi 24 mars 2015

Hédène Paris

Le doux parfum floral s’échappe des miels Hédène, sublimés dans leur écrin en verre carré qui laisse apparaître leur couleur unique, cristalline ou brun cuivré, leur texture liquide ou leurs grains cristallisés, le tout dans la plus grande gourmandise et le plus grand raffinement. À l’origine de ces miels, on retrouve Cyril Marx et Alexis Ratouis, deux amis qui partagent une même passion pour l’univers de l’apiculture et qui ont décidé de créer en 2013 une maison de référence pour les miels raffinés à la française: Hédène Paris.


 


On offre un voyage des sens mais aussi un voyage des territoires, au sein des différentes régions de France.


 


hedene Pots de miels Hédène


 


Cyril et Alexis ont baigné dans l’univers magique des abeilles très tôt, pour Alexis, c’est son parrain, apiculteur professionnel en Savoie, qui l’a immergé dans le milieu. Pour Cyril, la culture des ruches (hobbies) s’est transmise de générations en générations dans sa famille en Cévennes : de son arrière grand-père à sa mère et à son oncle. Émerveillé par le travail des abeilles et le métier d’apiculteur, Cyril a appris très tôt à faire les récoltes, dès l’âge de 12 ans.


 


Je garderai toujours mon premier souvenir quand on ouvre une ruche, voir ces milliers d’abeilles, leur travail, la beauté du miel couler : c’est magique.


 


Hédène_Cofondateurs Cyril et Alexis : cofondateurs d’Hélène @CP Hedene


Passionné et curieux il apprend de son côté, lit de nombreux livres sur le sujet et obtient son diplôme d’apiculteur en 2012 au Rucher École du Jardin du Luxembourg à Paris. Quant à Alexis, il obtient ce même diplôme en 2014. Avant de se lancer dans le projet, les deux amis, qui se sont connus lors de leurs études de gestion à l’université, ont travaillé plusieurs années en tant que chef de produits. Un échange, un moment et une passion ont fait naître ce beau projet :


 


On buvait une bière sur la passerelle de Solferino, on échangeait autour du miel et l’idée est venue tout de suite, naturellement !


 


Ils sont donc partis sur la base de plusieurs constats : d’abord la raréfaction du miel – chaque année,  les apiculteurs perdent 30% de leurs abeilles. Enfin, 75% du miel consommé en France provient de l’étranger. L’idée a donc été de valoriser le savoir-faire français, de créer des miels d’exception suivant un cahier des charges particulier et devenir LA maison de références du miel raffiné en France. 


 


C’est une volonté de rendre toute sa noblesse aux miels français.


 


 


hedene Cyril Marx : cofondateurs


Les particularités ? Chacun des huit miels est mono floral ; fait à partir de la meilleure parcelle de fleur emblématique de la région. Par exemple la Lavande en Provence ou les Bruyères dans l’Aquitaine. La qualité des miels est donc garantie par un tri, une extraction à froid et une sélection des meilleures parcelles de fleurs sauvages de France. Toutes les appellations sont donc certifiées par un laboratoire d’analyses qui identifie notamment l’indice des pollens présents, les couleurs et les saveurs.


 


On veut que chaque miel soit unique et ne ressemble à aucun autre : par sa texture, sa couleur, ses saveurs : ils ont tous leur propre caractère.


 


hedene Le savoir-faire de l’apiculteur @CP Hedene


Pendant deux ans, ils ont donc par leur réseau et leurs voyages, rencontré de nombreux apiculteurs et sélectionné ceux qui allaient participer à l’aventure. Huit miels ont vu le jour, travaillés par huit apiculteurs dans huit régions de France. Une gamme diversifiée en saveurs, couleurs et textures pour satisfaire tous les gourmands.


 


On voulait axer nos miels sur le côté plaisir. Comme avec une confiture, on peut varier les plaisirs et s’échapper grâce aux saveurs.


 


D’où également le nom choisi « Hédène », en référence au fameux jardin d’Eden, avec un « H » pour « Hédonisme, pour le côté plaisir et le « E » pour la douceur et la féminité.


hedene Les miels Hédène @CP Hedene


On défend vraiment le savoir-faire des apiculteurs, l’excellence et le raffinement du produit.


 


On découvre alors, agencé dans un ordre de dégustation, les huit différents miels, allant du plus doux au plus fort, comme une dégustation de vin.


 


On commence par le miel d’Acacia, dont la qualité se traduit par sa couleur, qui doit être le plus clair possible. C’est un miel très doux et très fin qui vient de Bourgogne.


hedene Miel Acacia


Avec cette texture un peu crémeuse et ses grains cristallisés, on a le miel de Romarin du Languedoc.


hedene Miel Romarin


Beaucoup plus parfumé, avec des notes florales, de fruits frais et d’amande douce, voici le miel Lavande de Provence.


hedene Miel Lavande


Le miel Sapin du Jura est très doux avec des notes de fruits mûrs et de sirop d’érable en fin de bouche. Très gourmand.


hedene Miel Sapin


Le miel Tilleul de Picardie, récolté dans la forêt de Chantilly explose en bouche, avec des notes végétales et mentholées.


hedene Miel Tilleul


On veut sensibiliser les gens à la raréfaction des abeilles.


Le miel de Bourdaine des Landes a des notes de fruits confits et de coings (Appellation rare).


hedene Miel de Bourdaine


Le miel Bruyère est le seul miel qui possède une texture comparable à celle d’une gelée de confiture. Fait à partir de la bruyère callune d’Aquitaine, il a des notes très parfumées avec un goût de caramel en fin de bouche.


hedene Miel Bruyère


Enfin, le miel Châtaignier du Tarn est dans l’intensité du caractère boisée, avec une petite amertume en fin de bouche.


hedene Miel Châtaignier


On veut avoir des ambassadeurs qui vont raconter toute l’histoire de nos miels.


 


C’est la raison pour laquelle il n’existe pas de boutiques fixes pour ces produits d’exception, on les retrouve dans des épiceries fines et des lieux gourmets, comme à l’épicerie Marchande Saveurs, la grande épicerie de Paris, Lafayette Gourmet, Tomat’s etc. (voir les autres points de vente sur le site internet www.hedene.fr).


 


On va continuer à proposer de nouvelles saveurs et à surprendre les papilles avec de nouveaux miels.


 


Alexis et Cyril ont su porter le miel à son apogée, révélant ainsi toute sa subtilité, la typicité de ses saveurs, de ses textures et des couleurs qui sont uniques. Alors dans toute son excellence et sa gourmandise, le miel devient un ingrédient à part entière pour sublimer les assiettes, que ce soit au petit-déjeuner, au goûter ou pour cuisiner. Authenticité, émotion et voyage des sens assurés.


 


 


 


Camille Baudoin

Marion Gordien.


Journaliste/JRI  marion.gordien@guidedugout.fr



Hédène Paris

lundi 23 mars 2015

Papa Sapiens

Des produits d’exception, un accueil chaleureux et un partage : bienvenue dans l’univers épicurien d’une bande de copains, celle de Papa Sapiens ! J’ai nommé Alexandra, Julien, Charles, Henri, Christophe et les Sismo. Après l’ouverture de leur première épicerie fine en 2013 dans le 17ème, leur petite deuxième voit le jour rue de Bourgogne (Paris 7ème) en décembre 2014, où se trouvait quarante ans plus tôt un vrai marché. Ici, tout se prête aux émotions et aux histoires, comme en attestent les nombreux portraits des producteurs sur les étagères et près des produits, ou encore l’effet « waouh » que procure chaque trouvaille proposée. De la Gourmandise avec un grand « G » !


 


papa sapiens Le comptoir des produits frais


La passion de l’équipe, on la transmet énormément au travers des produits.


 


Alexandra Lepage, l’unique femme de la bande, a toujours été très gourmande. Après une école de commerce, avoir travaillé onze ans dans un grand groupe alimentaire et avoir beaucoup vécu à l’étranger, elle décide de se recentrer sur ce qu’elle aime : les bons produits et le savoir-faire artisanal. Elle lance entre-temps les « Dîners d’Alexandra » au cours desquels les invités partagent un bon repas et échangent sur des sujets de sociétés. Avec son mari Julien et leurs amis, ils se retrouvent régulièrement autour d’une table pour découvrir des produits et passer un bon moment, un rituel qui ne s’arrêtera pas là!


 


C’est pour dire, quand on va dans une nouvelle ville en vacances, d’abord on fait le marché et les bons petits commerces et ensuite les musées !


papa sapiens Alexandra Lepage


Leur passion commune pour les bons produits donna lieu en janvier 2013 à un projet : « Et si on créait un lieu où l’on rassemblerait tous nos coups de cœur ? » De cette idée résultat l’ouverture de l’épicerie fine puis d’une deuxième ! Pendant onze mois, ils accumulent les trouvailles, les produits d’exception, que ce soit par la découverte de régions, le bouche à oreille, les rencontres ou leur réseau de producteurs bien établi.


 


Ce qui me plait c’est de redécouvrir l’origine d’un produit, d’un terroir et de partager les pépites que l’on déniche!


 


 


papa sapiens L’épicerie fine rue de Bourgogne


La sélection est donc très pointue quant aux produits choisis, la majorité venant de petits producteurs. Le critère principal est le goût et l’émotion suscités : ce fameux effet « waouh » que tout le monde recherche!


 


On veut être une tribune pour les artisans, raconter leurs histoires avec passion,  transmettre et partager leur amour du produit. 


 


 


papa sapiens Beurre Le Ponclet de David Akpamagbo : chaque beurre est fait à partir d’un lait. Son goût évolue en fonction des saisons.


C’est pourquoi les nombreux portraits des producteurs-artisans avec qui ils travaillent sont présents partout dans l’épicerie fine, aux murs comme à côté de leurs produits. Aujourd’hui, l’équipe propose environ 250 références pour une quarantaine de fournisseurs (en majorité de France, mais aussi d’Espagne, d’Italie et du Japon).


 


On est vraiment dans le plaisir, la générosité et le partage typique du monde de la gastronomie.


 papa sapiens


 


En vrai commerce de proximité, on y trouve toutes sortes de produits : un rayon crèmerie (fromages, crèmes, beurres), charcuterie, œufs, terrines etc. Du vin, des pâtisseries, du salé, du sucré mais aussi des sandwichs préparés à la minute avec les délicieux produits frais de l’épicerie.


Tous les vendredis, l’épicerie vend les célèbres bouquets de roses d’Alain Passard (pommes-caramel beurre salée). La crème de la pâtisserie !


papa sapiens Bouquet de roses d’Alain Passard


Restons dans le sucré, avec les confitures d’exception de Maître Tseng. Lychee sauvage, goyave rouge, goyage-fruit de la passion, mangue, Physalis… des fruits provenant exclusivement de son île natale : Taïwan. Avec son associé David Huang, ils sont en quête de l’excellence, allant travailler parfois qu’avec un seul producteur ou un seul arbre sur toute l’île. C’est pourquoi chaque pot est numéroté.


 


papa sapiens Les confitures aux fruits de Taïwan


On quitte l’univers du sucré pour aller dans celui de la charcuterie, avec le travail remarquable d’Emmanuel Chavassieux, coutelier de métier devenu champion de la saucisse. Le Pasterma vient d’une recette arménienne : une viande de Limousine maturée à 4 semaines et séchées avec vingt épices qui formeront la croûte tout autour. Une explosion de saveurs !


 


papa sapiens Le Pasterma


 


Ou encore son filet mignon à l’origan, très tendre et goûteux …


 


papa sapiens Filet mignon à l’origan


 


Un autre coup de cœur est le saumon d’élevage d’Écosse, découvert et rapporté par Pierre-André Rouard. La particularité ? L’éleveur a décidé de recréer sur son élevage le cycle naturel du saumon (élevé sur 36 mois), qu’il nourrit exclusivement à base de poissons et crustacés. Le fumage est ensuite exécuté dans l’une des plus vieilles usines de fumage d’Écosse, à froid, au bois de hêtre, pour un goût à l’arrivée unique, fondant et magique.


 


papa sapiens Saumon d’Écosse


Pour tous les amateurs de rillettes accrochez-vous car l’équipe vous a déniché une pépite ! Des rillettes de porc faites par le couple Leben, au chaudron de bois à l’ancienne. Des goûts francs pour des rillettes fondantes … à tomber ! Enfin, on termine avec le roi de la terrine : Rodolphe Paquin et son fameux pâté en croûte fait à base de viande de porc, de foie gras, de crème fraîche, petits champignons et une gelée à l’Armagnac.


 


papa sapiens Pâté en croûte


 


Des belles histoires, de l’émotion et des découvertes exceptionnelles, Papa Sapiens a su se démarquer des autres épiceries fines par sa sélection pointue de produits et la mise en avant totale des artisans. La passion de cette joyeuse bande est contagieuse, transmettant avec générosité l’amour de leurs produits et du savoir-faire des producteurs. Impossible donc de résister : au goût, à l’odeur et à la vue de tous ces produits. Effet « Waouh » garantie ! 


 


Camille Baudoin

Marion Gordien.


Journaliste/JRI  marion.gordien@guidedugout.fr



Papa Sapiens

vendredi 20 mars 2015

Noglu

C’est dans la magie du passage des Panoramas et son atmosphère gourmande que Frédérique Jules a ouvert Noglu ; son restaurant en 2012 et son épicerie en mai 2014. La particularité ? Du sans gluten dans toute sa créativité et sa gourmandise. La façade en bois, ses colonnes et ses décorations dans les mêmes tons chauds évoquent un charme à l’ancienne et attirent immédiatement le regard. Passé le pas de l’épicerie, une vague d’arômes s’échappe du laboratoire ouvert et nous submerge des délicieuses odeurs de pâtisseries. Place à la découverte !


 


noglu Passage des Panoramas


 


Il y a quinze ans, Frédérique se découvre intolérante au gluten. Un coup dur pour cette gourmande qui a vite déchanté en goûtant les pâtisseries sans gluten de l’époque. C’est lors de ses nombreux voyages dans le monde, dans le cadre de son travail de kinésithérapeute, qu’elle se rend compte de l’écart qu’il existe entre la France et d’autres pays en matière de sans gluten : en terme de choix, de goûts et de développement. Baignant dans l’univers de la restauration grâce au métier de son mari, très vite Frédérique pense à ouvrir son restaurant sans gluten, qui donnera naissance plus tard à l’épicerie.


 


On défend la qualité du produit, le goût, le beau et le bon.


 


 


noglu Frédérique Jules devant l’épicerie NOGLU


 


Pendant deux ans, elle recherche les bons produits et les fournisseurs qu’elle sélectionne avec soin, par son réseau et le bouche-à-oreille. Elle travaille en direct avec la plupart des producteurs et s’attache à une qualité irréprochable des produits.


 


Je voulais enlever le côté médical au sans gluten et lui donner avant tout un visuel et un goût gourmand.


 


Alors si dans l’épicerie on retrouve des produits sucrés et salés, que ce soit des pâtes ou de la crème à tartiner, le cœur du lieu repose sur les créations maison : salées et sucrées, réalisées par les quatre pâtissiers.


 


noglu L’intérieur de l’épicerie


Tout est fait ici le matin même avec des produits frais, qui varient en fonction des saisons.


 


Du côté des pâtisseries, on retrouve le célèbre Carrot Cake sans gluten, très moelleux.


noglu Carrot Cake


Une sélection de tartelettes est proposée, au chocolat, vanille ou fruits rouges, avec toujours comme base une pâte sablée sans gluten.


 


noglu Tartelette fruits rouges


Toujours dans l’esprit des pâtisseries américaines, le scone pépite de chocolat fait son effet !


noglu Scone pépite de chocolat


Côté salé, l’épicerie propose chaque jour deux types de quiches, de sandwichs, une salade et une soupe.


 


noglu Sandwich du jour


 


Pour accompagner le tout, la maison fait son propre pain, souple et un peu brioché, à base de farine de pois- chiche, de riz, de tapioca et de pommes de terre. Une recette qui a nécessité deux mois d’essais avant d’atteindre le résultat escompté.


 


noglu Pain maison


 


On travaille tous ensemble. On veut que ce soit beau et gourmand.


Concernant le restaurant, c’est le chef japonais Mitsuro qui est aux commandes, avec une cuisine de produits Bio et sans gluten, changeant quotidiennement en fonction du marché. La recherche de qualité et de gourmandise se retrouve ici aussi, comme en atteste le plat du jour : les truites marinées.


 


noglu Truites marinées


Avec des produits qui charment les yeux et enchantent les papilles, un cadre authentique et moderne, Noglu bouscule les codes du sans gluten et casse l’image aseptisée qui lui est souvent associée. Intolérants ou non, les gourmands s’y retrouvent tous, pour le plus grand plaisir de notre grand appétit.


 


 


Camille Baudoin

Marion Gordien.


Journaliste/JRI  marion.gordien@guidedugout.fr



Noglu

jeudi 19 mars 2015

My Free Kitchen

Avec de petits sabots à chaque recoin du lieu, de grandes tables et des chaises chinées, des lampes fouets de cuisine suspendus au plafond et des poutres en bois apparentes, My Free Kitchen a de quoi faire de l’œil aux passants, en plus de la délicieuse odeur des plats faits maison et de son affiche : « Bio et Sans Gluten ». Un endroit chaleureux ouvert par Carole et son frère Philippe, en septembre 2014 qui fait office de restaurant, salon de thé et d’épicerie, toute en gourmandise. L’ambiance et les petits plats faits maison, qu’ils soient salés ou sucrés, nous donnent la joyeuse impression d’être à la maison. Alors… « À table ! »


 


my free kitchen Intérieur de My Free Kitchen


Tout commence par un diagnostic, celui de Carole, qui découvre à 25 ans son intolérance au gluten et au lactose, qu’elle a depuis l’enfance. Cette gourmande n’en a pas été déstabilisée pour autant, étant installée à Londres, elle découvre un large choix de produits goûteux, que ce soit de la pâtisserie ou des plats salés.


 


Je me suis rendue compte du grand décalage avec la France en matière de sans gluten et j’ai commencé à penser à ouvrir une pâtisserie…


 


Sa passion pour la cuisine, et particulièrement pour la pâtisserie, vient de sa mère, avec qui elle passait beaucoup de temps derrière les fourneaux.


 


my free kitchen Carole


Je passais des heures à regarder ma mère cuisiner et je mettais la main à la pâte ! 


 


De retour sur Paris en 2012, tout s’accéléra. Son frère ainée Philippe quitte l’univers de l’audit pour participer au projet. Carole s’est lancée un défi : prouver aux gens que l’on pouvait se faire plaisir et manger des choses belles et bonnes sans gluten ni lactose.


 


Je veux faire des choses saines et gourmandes, qui ressemblent visuellement et gustativement aux plats traditionnels avec gluten.


 


 


my free kitchen Carole et Philippe


Tablier noué, elle teste de nombreuses recettes dans sa cuisine, n’hésitant pas à les recommencer jusqu’à huit fois pour atteindre un résultat des plus gourmands. Car Carole est à la fois perfectionniste et créative.


 


Ça me fascine de créer quelque chose à partir de multiples ingrédients.


 


Alors, loin d’être déstabilisée par ses intolérances, elle part à la découverte de nombreuses techniques de travail et d’associations auxquelles elle n’était pas habituée (huiles essentielles, plantes, fruits secs…).


 


Ma mère m’a appris qu’un bon plat ne se fait pas sans bons produits de bases.


 


 


my free kitchen Compote de pomme – amandes effilées


C’est pourquoi lCarole sélectionne ses fournisseurs avec autant de soin. Ses farines et sa levure viennent d’Angleterre, le reste de petits producteurs français. Ses produits ont la particularité d’être 100% Bio, certifiés sans traces de gluten ni de lactose. Par la suite, Carole s’est consacrée à développer le réseau local.


 


À la fin de ces deux ans de recherche et de préparation, Carole, jusque là en parfaite autodidacte, complète son expérience par une formation au sans gluten à Londres auprès d’une chef renommée : Adriana Rabinovich.


 


On veut casser les a priori et prouver qu’un produit sans gluten peut être aussi bon, voire meilleur qu’un produit qui en contient.


my free kitchen Menu du jour, publié sur les réseaux à 11h


Chaque jour, tous les plats changent, toujours sur une base d’un cake, d’une quiche, d’une soupe, d’une salade, d’un plat du jour et de quatre Freeandises (desserts).


 


On défend le partage, le goût et la générosité.


 


On retrouve également leurs origines libanaises dans certaines recettes comme leur dessert « Crème à la fleur d’oranger », leur quiche au caviar d’aubergines ou encore le petit pot d’épices Zaatar (thym, origan, sumac sésame) présent sur toutes les tables. Un vrai régal!


 


my free kitchen Quiche au caviar d’aubergines à la libanaise


 


Chacune de nos créations doit raconter une histoire à celui qui la mange.


 


Au menu du jour, on retrouvera le cake salé courgette-chèvre-basilic. 


my free kitchen Cake courgette- chèvre – basilic


Ou encore le risotto au quinoa, avec des légumes, du gingembre et de la sauce soja.


 


my free kitchen Risotto au quinoa


Côté pâtisseries, l’incontournable de la maison est le Muffin aux trois chocolats (blanc, lait, noir) sans gluten ni lactose, avec sur le dessus un crumble avec des amandes grillées. Il est fait à partir de cinq céréales : le riz, le tapioca, le sarrasin, le maïs et la pomme de terre. Un muffin fondant à l’intérieur, moelleux et des plus gourmands !


 


my free kitchen Muffin aux trois chocolats


Quand des personnes qui ne sont pas intolérantes au gluten me disent qu’elles ont aimé, j’estime avoir relevé le défi !


 


Tout en longueur, beau et moelleux, on retrouve le gâteau thé vert- myrtille, parfait pour une petite pause thé !


 


my free kitchen Gâteau thé vert-myrtille


On a également le Cake citron, fait avec un peu d’huile essentiel de citron, en plus de zeste de citrons bio. Toujours très moelleux et gourmand !


 


my free kitchen Cake Citron


Pour ceux qui se demandent toujours pourquoi de petits sabots ornent le lieu  et sont l’emblème de My Free Kitchen, c’est pour les SABO (seigle, avoine, blé, orge) : les céréales interdites pour les personnes intolérantes au gluten.


 


my free kitchen À l’entrée du restaurant


Défi relevé pour la fratrie : avec des recettes des plus gourmandes, un lieu familial et l’accueil chaleureux de Carole et Philippe, My Free Kitchen surprend, épate et comble les papilles, qu’elles soient intolérantes ou non au gluten. Bon appétit !


 


Camille Baudoin

Marion Gordien.


Journaliste/JRI  marion.gordien@guidedugout.fr



My Free Kitchen