lundi 14 avril 2014

Liberté

Au cœur de Paris, une nouvelle boulangerie fait fureur. Ouverte mi-novembre, on ne parle que d’elle : Liberté. Son nom attise la curiosité et invite au voyage… nous avons voulu en savoir plus. Benoît Castel, le créateur et chef pâtissier du lieu, fut notre guide lors de notre petite escapade au pays des pâtisseries libérées.


Benoît Castel est originaire de Bretagne, il y a passé toute son enfance. En 3ème, il fait un stage dans le restaurant d’un ami de la famille et moment simple et magique se produisit.



liberte _MG_5018 Benoît Castel



C’est à Rennes qu’il a effectué son apprentissage, à la pâtisserie la Duchesse de Bretagne. Son arrivée à Paris marque le début d’une carrière impressionnante, faite de rencontres et d’opportunités qu’il a su saisir.


Je n’ai pas le souvenir d’avoir voulu faire autre chose que de la cuisine. Ma mère et ma grand-mère cuisinent divinement bien, cela m’a bien sûr donné envie. Petit, j’essayais de faire du pain, je mélangeais de la farine avec de l’eau sans savoir qu’il fallait de la levure ! Et je réessayais, cela m’amusait.


Quand il est arrivé à Paris, un chef l’a pris sous son aile et lui a mis le pied à l’étrier, ce chef c’est Jean Claude Vergne, de la Pâtisserie de l’Église. Il y reste 5 avant de rejoindre Jean-Luc Valentin, passage Gouffroy, son premier poste de chef.


Plus tard, une belle aventure attend encore Benoît, il rencontre la chef Hélène Darroze et participent à l’ouverture de son restaurant qui gagnera très rapidement deux macarons. Chef pâtissier du lieu, Benoit y découvre le monde de la restauration, expérience inédite pour lui.


Les frères Costes arrivent à leur tour sur le chemin de Benoît et lui propose de s’occuper de la pâtisserie au sein des brasseries Costes. Benoit doit alors gérer une équipe de 25 personnes, une responsabilité, en plus qui ajoutera une corde à son arc.


En 2005, après 3 ans au sein du groupe Jean Louis Costes, Benoît rencontre Christophe Felder qui cherchait un chef à la Grande Épicerie. Il y sera chef pâtissier durant 7ans. Nous sommes en 2012 et Benoît veut revenir à quelque chose de plus petit, être plus proche des gens et ouvre sa première pâtisserie : Joséphine Bakery.


Se n’arrêtant pas en si bon chemin, une petite nouvelle est arrivée : Liberté. Le nom sonne alors comme une évidence, un écho à ce parcourt où Benoît s’est librement laissé guidé par son instinct, ses envies et ses rencontres.


Les rencontres étant le maître mot du parcours du chef, c’est également une rencontre qui a fait naître Liberté : François Celber. Amis de longue date, l’envie de créer quelque chose à deux les tentait depuis longtemps.


Liberté, c’était le bon endroit, la bonne personne au bon moment.


L'espace de vente de la boulangerie liberté _MG_5002 L’espace de vente.


Le magasin impose un style bien à lui, un esprit loft d’artiste avec un laboratoire open space qui permet une grande transparence, des murs très bruts et au milieu une monumentale pièce de marbre en guise de comptoir qui apporte un coté très chic et qui fait aussi respirer le lieu. Tout est visible, le matériel, les produits avant transformation et la réalisation du produit. La fine équipe semble se mouvoir en toute quiétude et dans une harmonie tranquille.


Nous n’avons rien à cacher. Je suis très fier de ce que nous sommes et de nos produits, alors autant les montré.


Les viennoiseries pur beurre de la boulangerie liberté _MG_5065 Les viennoiseries pur beurre.


Côté pâtisserie : 12 produits. Une gamme courte, mais de qualité. L’objectif de Benoît est de travailler avec les produits de saison haut de gamme comme la gariguette, le beurre Lescure ou encore la crème d’Isygny.


Dans une pâtisserie, c’est comme au restaurant, quand la carte est trop longue, il y a un problème.


La spécialité de la maison est la tarte à la crème, un alliage savoureux de crème pâtissière vanillée et de chantilly.


Tout le monde connaît la tarte à la crème, font des blagues dessus, mais personne n’en a jamais mangé ! J’ai voulu remédier à ce problème.


La fameuse tarte à la crème de la boulangerie liberté _MG_4985 La fameuse tarte à la crème.


Le baba a bien sûr été réinterprété par Benoît Castel : chez Liberté, c’est le « bobo au rhum », oui car Benoît donne des petits noms à ses pâtisseries. Dans un quartier très bourgeois bohème, à deux pas du canal st Martin, le bobo se fond parfaitement dans le décor. Imbibée au sirop aromatisé à l’orange, au citron, à la cannelle, à la badiane, ou encore à la vanille, la brioche nappée de chantilly est accompagnée d’une pipette de rhum, pour le côté ludique.


On trouve aussi du très bon pain chez Liberté comme « le pain du coin », petit jeu de mots avec le coing, le fruit. Pure création, ce pain est un mélange de farine de tradition et de farine de meule et fait à base de levain au coing. Le coing frais est d’abord fermenté à 35 degrés dans de l’eau qui va être récupérée et mélangée au levain, ce qui donne un pain parfumé.


Fougasses de la boulangerie liberté _MG_4991 Fougasses.


Autre spécificité de ce pain, Benoît Castel utilise un sel particulier, le sel de salish. C’est un sel fumé qui vient de Washington, où il y a beaucoup de rivières et on y trouve des élevages de saumon. La tradition là-bas est de fumer le saumon avec du bois d’Aulne, un bois très rouge qui émet une fumée très épaisse. On y fume aussi le sel avec ce même bois, ce qui a donné le sel de Salish et c’est avec ce sel que Benoît sale son « pain du coin », lui donnant un goût unique.


Sel de Salish de la boulangerie liberté _MG_5038 Sel de Salish.


Toujours dans un souci de qualité, Benoît propose un sandwich jambon fromage pas comme les autres. Il est allé chercher un jambon d’exception, le jambon prince de Paris, dernier jambon à être fabriqué à Paris.


Le jambon Prince de Paris de la boulangerie liberté _MG_5068 Le jambon Prince de Paris.


Benoît Castel s’est pris de passion pour Paris et ne compte pas en partir, pour notre plus grand plaisir.


J’aime Paris, je trouve ça tous les jours aussi beaux, je suis toujours émerveillé quand je passe en scooter le matin devant Notre-Dame.


Plus qu’une boulangerie-pâtisserie de quartier, c’est une atmosphère, l’amour du produit que l’on retrouve dans ces pâtisseries libérées dont je vous invite à goûter le parfum d’évasion.



Liberté

Stage gourmand pour enfants, vacances de printemps 2014

Vous voulez éduquer vos enfants au goût des bonnes choses ?


De la cuisine saine, des ingrédients propres, des conseils de chef… Le tout dans la bonne humeur évidemment.


Voilà le programme pour les prochaines vacances !


photo1


 



Stage gourmand pour enfants, vacances de printemps 2014

lundi 7 avril 2014

Aki Boulangerie

Unique en son genre, la boulangerie AKI propose des créations « fusions » qui marient admirablement les cultures françaises et japonaises. Entre traditions et audace, les recettes proposées par Yosuké Ono sont une invitation au voyage et à la découverte gustative.


Vue de l’extérieur de Aki boulangerie. Vue de l’extérieur.


Installée en plein cœur du quartier japonais de Paris, rue Saint-Anne, AKI Boulangerie propose à la fois des recettes traditionnelles françaises et japonaises. Un mélange de cultures et de saveurs qui a valu à cet établissement une grande renommée intra-muros depuis sa création en 2010. Yosuké Ono, fraîchement débarqué du Japon en 2001, est le chef boulanger de cette boutique aussi atypique que séduisante.


Yosuké Ono de Aki boulangerie. Yosuké Ono.


Ce qui frappe en premier quand on entre dans la boulangerie AKI, c’est l’ambiance typiquement japonaise et qui y règne, malgré un agencement « à la française ». Tous les vendeurs possèdent cette double-culture qui donne du sens à l’établissement et les descriptions de produits sont rédigées dans les deux langues. Loin d’être déroutante, cette authenticité (que l’on ne retrouve que très rarement dans les restaurants japonais de la capitale, qui proposent en général peu de desserts) dévoile une nouvelle facette de la gastronomie nipponne.


  • Melon Pan : sorte de pain au lait à la croûte épaisse, sucrée et quadrillée qui rappelle la texture du cookie.

  • Anpain : viennoiserie japonaise fourrée au anko, une pâte de haricots rouges sucrée.

  • Beignets frits pomme-cannelle.

  • Pain de mie japonais : plus moelleux que son homologue français.

  • Ces recettes typiques offrent aux clients de Yosuké Ono un véritable aller-retour Paris-Tokyo !

Le délicieux pain de mie de Aki boulangerie. Le délicieux pain de mie.


Je suis venu me former en France pour découvrir toutes les techniques qui font de Paris la capitale du pain, mais je conserve ma culture de boulanger japonais que j’ai acquis en travaillant à Osaka, confie-t-il.


AKI a également pensé aux amateurs de pâtisseries : les classiques tricolores ont été revisités « Japan style ».


Le thé vert matcha, mais également le yuzu (citron japonais très parfumé), l’azuki (haricot rouge), la rose, le melon ou encore la fleur de cerisier s’invitent dans les recettes traditionnelles de l’éclair, du Mont-Blanc, du fraisier et du mille-feuille. Un véritable travail créatif et gustatif mis en œuvre par Yosuké Ono et ses deux pâtissiers.


Les pâtisseries de Aki boulangerie. Les pâtisseries.


Nous venons de créer une nouvelle recette, raconte le chef, le Sakura Cheesecake, d’inspiration américaine et japonaise. Sa mousse sucrée très aérienne contraste avec la fleur de cerisier, dont le goût est légèrement salé.


Enfin, côté traiteur, la boulangerie AKI propose une gamme salée très typique à consommer sur place ou à emporter. A côté des sandwichs au pain brioché (potiron, porc pané…), on retrouve les fameuses boîtes Bentô.


Elles sont très pratiques pour manger rapidement et sainement, explique Yosuké Ono.


 


Ces boîtes-déjeuner présentent effectivement l’intérêt de proposer un repas complet abordable et facile à transporter. La boulangerie propose également un assortiment de boissons originales, comme le matcha au lait (un mélange de lait, de sucre et de thé vert), qui accompagnent harmonieusement les gourmandises sucrées ou salées.


Inutile de préciser que tous ces produits sont 100 % faits maison et préparés sur place. Cet établissement se veut une parenthèse nipponne dans Paris, une invitation à explorer le « Little Japan » sous un autre angle.


Ses atouts : un service soigné et surtout des produits délicats et poétiques que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans Paris.



Aki Boulangerie

jeudi 3 avril 2014

Fromagerie Saint Joseph

Emmanuelle Schilling a posé ses valises sur la jolie place d’Aragon à Lattes en 2011 pour créer la Fromagerie Saint-Joseph.


Guidée par l’envie de travailler à la première personne, Emmanuelle décide d’apprivoiser ce merveilleux met qu’est le fromage. Après des études d’ingénieur dans le domaine agricole et alimentaire, elle se lance dans l’apprentissage du métier de fromagère ; pour ce faire, elle rejoint la haute Savoie.


Emmanuelle Schilling de la fromagerie saint joseph P1018720 Emmanuelle Schilling


Les connaissances et les compétences en poche, Emmanuelle se met en quête de producteurs et d’affineurs afin de trouver les fromages qui lui correspondent, mais surtout qui raviront sa future clientèle.


J’ai visité les productions, goûté les fromages et rencontré les affineurs. Il était important pour moi de tisser une relation de confiance et de pouvoir trouver les fromages qui me correspondent. Des circuits courts, oui, mais privilégier la qualité des produits avant tout ; nous a confié Emmanuelle.


On retrouve dans la fromagerie Saint-Joseph une majorité de fromages fermiers au lait cru dont la plupart sont protégés d’une AOP. Emmanuelle ne cache pas son attirance pour les fromages amenés à leur maturité, soit, bien affinés.


L'étal de la fromagerie saint joseph P1018723 L’étal de la fromagerie.


Que les locaux se rassurent, le pélardon et autres chèvres frais sont bien présents dans la fromagerie. Emmanuelle s’est attachée les services de deux producteurs locaux :


  • Les chèvreries des demoiselles et le Mas de la Courme.

Tous deux produisent le fameux fromage de chèvre estampillé AOC / AOP, mais le lieu d’élevage des chèvres diffère, ce qui apporte des saveurs différentes au fromage. Bien évidement nous laissons le soin à Emmanuelle de vous compter les nuances entre les deux.


fromagerie saint joseph P1018750 Pélardon des garrigues du Mas de la Courme.


Un aperçu des fromages découverts dans la boutique :


  • Salers tradition de burons,

  • Bleu de Termignon,

  • Tomme de chèvre au piment d’Espelette,

  • Stilton,

  • Saint foin fermier à la sauge,

  • Beaufort d’alpage,

  • Comté Vagne 10 / 20 / 30 mois.

  • Mozzarella di Bufala, travaillée en tresse.

  • Feta grecque,

  • Et d’autres à découvrir.

Saint foin à la sauge de la fromagerie saint joseph P1018742 Saint foin à la sauge


La fromagerie Saint-Joseph, c’est aussi son côté crèmerie avec comme star, la chantilly maison. Vedette des beaux jours, elle est proposée toute l’année mais connait son apogée avec l’arrivée des premières gariguettes ; nature ou à la vanille de Madagascar c’est à vous de choisir. Crème fraiche épaisse de Normandie, fromage blanc, yaourts et glaces fermières au lait de brebis trouvent aussi leur place.


Le coin crèmerie de la fromagerie saint joseph P1018744 Le coin crèmerie


Pour compléter sa gamme, Emmanuelle propose également de la charcuterie, haut de gamme et authentique.


Jambon basque, jambon noir de Bigorre, saucisson noir de Bigorre, jambon Pata Negra basque et chorizo ibérique principalement.


Les jambons de la fromagerie saint joseph P1018737 Les jambons


Chez Emmanuelle, il y aussi la simplicité de pouvoir se restaurer sur place le midi, en sélectionnant directement des fromages de l’étal à l’assiette, régal garanti !


La simplicité et la générosité de sa propriétaire ont séduit toute une ville, celle de Lattes. Un très bon accueil, toujours de bons conseils soyez les bienvenus à la fromagerie Saint-Joseph, un commerce de proximité cosy où il fait bon vivre. 



Fromagerie Saint Joseph

Gérard Mulot

Si Gérard Mulot est une enseigne prestigieuse, c’est l’homme qui est derrière qui en a fait une des meilleures pâtisseries de Paris. Pour rencontrer cette figure emblématique, nous nous sommes rendu à Saint Germain des Près, dans sa première boutique, celle qu’il a ouverte en 1975 avec sa femme.


Extérieur de la pâtisserie Gérard Mulot. Extérieur de la pâtisserie.


Au départ toute petite, la boutique fut progressivement agrandie et fait aujourd’hui 100 m2.


A 14 ans, rêvant de devenir pâtissier, Gérard Mulot quitte ses Vosges natales pour faire son apprentissage à Paris.


Je viens d’une famille de gourmands, ma mère faisait des gâteaux tous les dimanche, je suis arrivé à ce métier par gourmandise »


A Paris, son oncle lui trouve une place de commis dans une petite maison où il commencera son apprentissage. Plus habitué à la pâtisserie traditionnelle qu’au haut de gamme parisien, il s’est tout d’abord senti en décalage. Après de nombreuses expériences en boulangerie, il prend enfin ses marques. Un peu plus tard, une place lui est même réservée chez Dalloyau.


Ses bases en pâtisserie acquises, remarquant l’importance du service traiteur chez ses concurrents, il se lance dans l’apprentissage de la cuisine et quitte Dalloyau, un an et demi après avoir été embauché.


Gérard Mulot. Gérard Mulot.


De nouveaux projets en tête, il crée sa première boutique, celle de Saint Germain des Près. A l’époque il faisait ses chocolats dans son appartement, juste au dessus de la boutique.


Précurseur de la tendance des macarons, il est un des premiers à Paris à vendre ces petites gourmandises à la coque fine et rebondie.


Au début, quand j’ai commencé, je n’avais pas de vitrine réfrigérée j’ai donc gambergé pour faire des choses qui puissent se garder. Les gâteaux de voyage ; comme les macarons ou les galettes à l’orange étaient la solution idéale.


Les macarons de Gérard Mulot. Les macarons.


Si Rome ne s’est pas construit en 2 jours, c’est aussi avec le temps que la réputation de Gérard s’est crée. D’une grande simplicité, il a su rester un artisan authentique.


 A l’époque, les gens allaient vers la pâtisserie institutionnelle type Lenôtre ou Dalloyau pour se procurer du haut de gamme pâtissier, c’était donc difficile de se faire un nom quand on fait de la pâtisserie boulangère, il y a une étiquette.


Tous les matins, Gérard va lui même faire ses courses à Rungis et choisi méticuleusement ses produits, sa viande, ses fruits et ses légumes. Il ne laisse rien au hasard. Il est proche des gens, souvent en boutique serrant la main de-ci delà à ses inconditionnels clients.


Créatif et perspicace, les idées lumineuses fusionnent dans la tête du chef. Comme les clients étaient nombreux à demander des gâteaux pour 10 ou 40 personnes, Gérard décide de les décliner en grande taille et crée alors les tartes gourmande à la coupe. Ce sont de savoureuses tartes aux fruits : prune, bananes, ou encore pèches blanche où chacun pourra prendre le morceau qu’il désire.


Tarte aux fruits de la pâtisserie Gérard Mulot. Tarte aux fruits.


La cerise sur le gâteau, ces tartes gourmandes et originales existent aussi en formats individuels, pratiques pour le midi. Depuis la rentrée, il y a même du Saint Honoré en grande taille et des babas au rhum pour quatre ou cinq personnes.


Le Saint Graal de la pâtisserie de Gérard Mulot ? La tarte aux fraise : un feuilleté avec une base de crème pâtissière, des fraises et un coulis à la fraise. Le figaroscope l’a d’ailleurs élue meilleure tarte aux fraises de Paris. Certaines pâtisseries, comme le cœur frivole, créé en 93 ou l’Amaretti, tarte meringuée à l’orange confite, sont indétrônables.


La tarte aux fraises format individuel de Gérard Mulot. La tarte aux fraises format individuel.


Une pâtisserie étant aussi très agréables à déguster avec un thé en discutant autour d’une table, l’idée d’un salon de thé apparaît. « Les Amaryllis », le salon de thé Gérard Mulot, ouvert depuis 3 mois, vous accueille de 11h à 18h30 du mardi au samedi au 12 rue des quatre vents, 75006 Paris. On y trouve pâtisseries, tartes salées, omelettes façon Gérard Mulot, quiches mais aussi un plat élaboré chaque jour. Le décor y est cosy et joyeux.


Moi ce que j’aime c’est les choses colorées, toujours dans le raisonnable. Même les chocolats ne doivent pas être tristes, nos emballages sont d’ailleurs blancs nacrés ou roses.


Du côté salé. pâtisserie Gérard Mulot. Du côté salé.


Gérard Mulot propose aussi une gamme variée de pain : pain de campagne, pain bio (pour la baguette tradition et les pains aux céréales). La farine, de type 65, vient des moulins de Cologne et des moulins Bourgeois. Des pains spéciaux sont proposés le week end, comme le pain de seigle.


Venez découvrir les pâtisseries d’un homme au cœur tendre qui a fait de sa boutique un lieu ou les pâtisseries et autres tartes salées peuvent s’épanouir en toute légèreté.



Gérard Mulot

mercredi 2 avril 2014

La mie des amis

A 40 ans, Estelle Levy décide de quitter son emploi de responsable Grands Comptes dans l’agroalimentaire pour réaliser enfin son rêve : passer le CAP de boulangerie et ouvrir sa propre maison.


Depuis janvier 2011, cette reconversion est un franc succès. Estelle aime son métier et ses clients et sa joie de vivre est sans nul doute communicative.


Estelle Levy de la boulangerie la mie des amis. Estelle Levy.


Cette fille de commerçants franc-comtoise aime les gens et les accueille comme des amis dans sa boulangerie pâtisserie aussi accueillante que conviviale.


Ici, on peut s’installer dans l’espace café pour déguster un petit-déjeuner entre amis, déjeuner sur le pouce ou simplement prendre le temps de vivre un instant… gourmand.


Parmi les produits phares de la maison, dégustez par exemple la galette bisontine ainsi appelée d’après ses origines franc-comtoises. Il s’agit d’un dessert à base de crème pâtissière, de pâte à choux, de fleur d’oranger et de Cointreau. Craquez également pour le macaron Rubis avec sa crème de mascarpone, ses framboises et fraises fraîches.


Le macaron rubis de la boulangerie la mie des amis. (7) Le macaron rubis.


Les cookies préparés par Arthur le pâtissier de la maison partent chaque jour…  comme des petits pains !


Il faut dire qu’avec son expérience dans l’agroalimentaire, Estelle sait choisir les meilleurs ingrédients pour préparer ces délices. Par exemple, elle travaille avec une minoterie de Chartres car pour elle, la farine beauceronne est tout simplement la meilleure pour préparer une baguette traditionnelle.


Estelle a travaillé de très près avec de nombreuses usines et sait parfaitement lire une étiquette pour être certaine de choisir LES bons produits. Ce gage de qualité est son crédo et certainement la clef de sa réussite.


Les cookies d'Arthur de la boulangerie la mie des amis. Les cookies d’Arthur.


Elle le dit elle-même :


Je veux pouvoir regarder les gens dans les yeux car je mange ce que je prépare, et aussi, quand je choisis un fromage de Chavignol, je prends le meilleur et je fonctionne ainsi avec toute ma matière première !


Les pâtisseries de la boulangerie la mie des amis. Les pâtisseries.


De plus, Estelle aime varier son offre en proposant des produits de saison : salades et glaces en été, quiches et chocolats chauds en hiver. Elle vend également des produits venus tout droit de sa Franche-Comté natale : confitures, miels, croquants, … des idées de cadeaux gourmands réalisés selon la tradition. On adore !


On apprécie beaucoup l’ambiance familiale de cette boulangerie pas comme les autres. Les employés aiment discuter avec les clients grâce à l’espace café ouvert qui permet d’échanger et fait de cette maison un véritable lieu de rencontres dans ce quartier animé du 16ème arrondissement.



La mie des amis

mardi 1 avril 2014

Poissonnerie Quoniam

La poissonnerie, c’est leur truc. Les Quoniam occupent la rue Mouffetard depuis trois générations. Un savoir-faire qui perdure, qui passionne, et un respect de la nature, c’est là tout le secret de la longévité de l’entreprise familiale.


Devanture de la poissonnerie rue Mouffetard. de la poissonnerie QUONIAM. Devanture de la poissonnerie rue Mouffetard.


Un engagement familial


Sébastien Quoniam tient la poissonnerie Quoniam au numéro 135 de la rue. Plus haut, au 109, il y a sa mère, Marie-Josée, et pas très loin, rue Monge, son frère, Arnaud. La poissonnerie est spacieuse, accueillante et bien garnie. Dehors sur le trottoir, des étalages plein de coquillages et de fruits de mer. À l’intérieur, toutes sortes de poissons. Tous sont issus de la pêche de petits bateaux, et, pour la majorité d’entre eux, de pêche côtière. Un engagement familial.


Nous sommes très attentifs à la provenance de nos poissons, souligne Sébastien.


L'équipe de la poissonnerie QUONIAM. L’équipe.


Ceux-ci proviennent pour la plupart de Normandie, de Bretagne ou des Sables d’Olonne. Les producteurs, les Quoniam les connaissent de longue date. La qualité est sûre, la traçabilité aussi. L’arrivage journalier des poissons et des crustacés en boutique passe par Rungis. Le poisson est toujours frais, pêché la veille ou l’avant-veille.


Du poisson de saison


La provenance mise de côté, les Quoniam respectent aussi les saisons. Mais sur ce point, Sébastien émet une réserve :


Quand on dit que c’est la saison d’un poisson, ça veut dire qu’il se trouve sur nos côtes. Mais il y est pour une bonne raison : sa reproduction. Dans un sens, pêcher des poissons de saison revient à les empêcher de se reproduire convenablement.


Pageot de la poissonnerie QUONIAM. Pageot.


Quoi qu’il en soit, les étales sont toujours bien fournis :


  • De la sole ;

  • De la lotte ;

  • Du turbo ;

  • Du haddcock ;

  • Ou encore du saumon écossais Label Rouge.

Seul le saumon écossais est un poisson d’élevage. Sébastien en est convaincu :


Le saumon sauvage est très souvent de mauvaise qualité car la mer est polluée. Mieux vaut un bon élevage écossais.


Des fruits de mer en quantité


Coté fruits de mer, là encore, les étals sont bien fournis :


  • Huîtres spéciales Gillardeau du bassin ostréicole Marennes Oléron, charnues et goûteuses ;

  • Huîtres fines de Clerc de même provenance, plus fines et iodées ;

  • Praires ;

  • Palourdes ;

  • Ou encore couteaux.

Les couteaux de la poissonnerie QUONIAM. Les couteaux.


Quelques exceptions proviennent de l’étranger, comme les rares et luxueuses crevettes bleues de Nouvelle-Calédonie (autrement appelées Obsiblue ou nouveau caviar Calédonien). Un crustacé pêché une fois par an en petite quantité dans un lagon protégé du Pacifique Sud.


Crevettes bleues de Nouvelle-Calédonie de la poissonnerie QUONIAM. Crevettes bleues de Nouvelle-Calédonie.


Des préparations appétissantes


Mais les Quoniam ne se contentent pas que de vendre des produits frais. On trouve dans leur étals des épices destinées à cuisiner le poisson, et des à cotés : salade de poulpe ou d’anchois, accras, tarama de la Maison Barthouil sans colorant et contenant 70% d’œufs de cabillaud fumés, nature ou au piment d’Espelette. Toutes ces ­ préparations sont concoctées par des producteurs envers lesquels les Quoniam accordent toute leur confiance. La famille vend aussi des soupes de poisson Label Rouge et du Tariquet du Gers, un vin qui s’accorde très bien avec les fruits de mer et le poisson.


Des bons produits, du savoir faire et de l’amour, la poissonnerie Quoniam est une véritable perle rare parisienne.


Charlotte Anglade


Journaliste, photographe et JRI


07.50.29.38.81



Poissonnerie Quoniam